8 idées pour apprendre autrement à la maison
Après une journée bien remplie, le passage de l’école à la maison n’est pas toujours simple. Lorsqu’il faut se remettre à travailler, certains enfants montrent rapidement de la fatigue ou du découragement. Pourtant, ce moment peut aussi devenir l’occasion de bouger, manipuler, dessiner … pour apprendre autrement ou reprendre une notion qui résiste.
Il ne s’agit pas nécessairement de reproduire l’école à la maison, mais de profiter d’un autre cadre pour aider son enfant à découvrir les façons d’apprendre qui lui conviennent le mieux.
Voici 8 idées simples pour accompagner les apprentissages en français et dans les autres matières.
Idée 1 : commencer par un vrai temps de transition
Chaque enfant a son propre rythme, ou peut avoir vécu dans la journée différents événements qu’il a besoin de « digérer ». Partager un goûter, l’inviter à discuter ou à simplement ne rien faire pendant un moment peut contribuer à créer une transition entre école et maison.
Il n’existe pas forcément une heure idéale pour commencer les devoirs. L’essentiel est surtout de repérer le moment où l’enfant est suffisamment disponible pour se re-mettre en activité.
Idée 2 : lui laisser une marge de choix
Lorsque plusieurs choses sont à faire, pourquoi ne pas laisser l’enfant décider par quoi commencer ? Certains choisissent par leur matière favorite, d’autres souhaitent suivre l’ordre de leur agenda et barrer progressivement ce qui a été réalisé. Laissez votre enfant tester la manière qui lui convient le mieux.
Ces choix permettent à l’enfant de devenir progressivement acteur de son organisation, plutôt que d’exécuter une succession de consignes données par l’adulte.
Idée 3 : apprendre en bougeant
Mémoriser ne nécessite pas toujours d’être installé devant un cahier :
- Une poésie peut se mettre en scène.
- Une table de multiplication se retient bien mieux avec des lancers de dés ou de balles pédagogiques.
- Une démonstration de mathématiques gagne à être posée sur un support vertical (tableau blanc ou paper board), qui mettra l’enfant en mouvement.
- Une verbe à conjuguer est bien plus sympathique quand on le construit avec des étiquettes (radical / terminaisons).
- L’analyse grammaticale se prête gracieusement aux manipulations.
Pensez à varier les supports, à jouer avec les couleurs, les formes et le mouvement : travailler à la maison ne signifie pas reproduire à l’identique ce qui a été fait en classe. L’enfant peut justement profiter de ce temps pour expérimenter d’autres façons d’apprendre.
Idée 4 : mettre la leçon « en questions »
Lire plusieurs fois une leçon donne immédiatement l’impression de la connaître… jusqu’au moment où il faut la restituer, et là tout s’emmêle … Une autre possibilité consiste à fermer le cahier et à transformer la leçon en questions :
- De quoi parle-t-on ?
- Quand ?
- Pourquoi ?
- Comment ?
- Qui ?
- Qu’est-ce que je dois surtout retenir ? …
Bien sûr les questions sont à adapter au contenu de la leçon, mais l’essentiel est d’amener l’enfant à retrouver lui-même les informations, à les expliciter, plutôt qu’à lire son cours.
On peut même fabriquer un système de flashcards, appréciées de la primaire au lycée. Une question au recto, la réponse au verso : on n’a encore rien inventé de plus simple pour réviser. Elles pourront être reprises quelques jours plus tard pour déterminer ce qui est à mémoriser.
Idée 5 : dessiner, c’est retenir
Une leçon n’est pas une récitation. Aussi, une règle, une notion peuvent être organisées sous formes de mots-clés, à l’aide d’une carte mentale, plutôt que d’être apprises par phrases entières. Le but est de permettre à l’enfant de transformer lui-même l’information.
C’est souvent en cherchant comment représenter une notion que l’on commence réellement à se l’approprier.
Idée 6 : utiliser les mémos pour les petites difficultés
Un mot d’orthographe qui refuse obstinément de rentrer ? On peut l’écrire sur un Post-it et le placer dans un endroit où l’enfant le croisera régulièrement : lorsqu’il est acquis, le Post-it disparaît. Cette méthode peut également servir pour une date, une formule ou quelques mots de vocabulaire.
Attention cependant à ne pas surcharger votre mur : quelques éléments bien choisis sont plus efficaces qu’une accumulation d’informations.
Idée 7 : laisser place à l’imagination
Pour bien retenir l’orthographe d’un mot, une image peut constituer un excellent point d’appui.
Une lettre muette ou une double consonne peuvent ainsi devenir les éléments d’un dessin qui donnera du sens à la particularité orthographique du mot.
Cette approche est notamment développée dans Mon orthographe illustrée, de Sylviane Valdois, Marie-Pierre de Partz et Michel Hulin, qui propose 150 mots dessinés pour faciliter la mémorisation des difficultés orthographiques.
Mais surtout, rien n’empêche l’enfant d’inventer son propre dessin : le travail de recherche et de création participe lui-même à la mémorisation.
Idée 8 : et surtout, ne pas faire à sa place
Accompagner son enfant ne signifie pas obtenir à tout prix un devoir parfait. Le parent peut aider à comprendre une consigne, poser une question … mais le devoir reste celui de l’enfant. Une erreur peut même être précieuse, dans la mesure où elle indique souvent ce qui n’est pas encore parfaitement intégré.
L’objectif est donc de pouvoir être présent, tout en conduisant progressivement son enfant vers l’autonomie et la confiance en soi.
Et lorsque certaines notions résistent ?
Même avec des méthodes variées et un accompagnement attentif, certaines difficultés peuvent persister : orthographe, grammaire, conjugaison …
Un regard extérieur est alors utile. Quelques séances ponctuelles peuvent permettre de reprendre une notion, expérimenter d’autres approches et donner à l’enfant de nouveaux outils.
C’est dans cet esprit que je propose à Lille, chez Graines de Graphie, des accompagnements individuels et des ateliers ponctuels en français, fondés sur l’observation, la manipulation et le jeu.
Cette approche se retrouve notamment dans mes ateliers de révision en français, conçus pour reprendre certaines notions autrement et aider chaque enfant à progresser.
De l’école à la maison, apprendre en passant par d’autres chemins
Tous les enfants n’apprennent pas de la même manière et toutes les méthodes ne fonctionneront donc pas de la même façon avec chacun.
L’intérêt est justement d’observer et de conserver, avec l’enfant, ce qui l’aide réellement, à un instant T : bouger, dessiner, manipuler, jouer … tout en pensant à varier les situations. Les devoirs peuvent alors devenir autre chose qu’une reproduction de la journée de classe.
À la maison, on peut aussi expérimenter et découvrir sa propre manière d’apprendre.
À lire également : 100 idées pour mieux gérer les devoirs, de Caroline Jambon, aux éditions Tom Pousse, qui propose de nombreuses pistes aux parents qui souhaitent accompagner au mieux leur enfant dans leurs apprentissages.
Betty Capelle – Lille – Graines de graphie
Cabinet spécialisé : Orthographe & Geste d’écriture

